Ce soir,
l'équipage de Temenos en étroite collaboration avec le personnel
de Météo Suisse, étudiait de prés la prochaine
difficulté, et non des moindres, du parcours de cette 5ème transat
Jacques Vabre, le passage du Pot Au Noir.
La question encore en suspens concernait un hypothétique empannage
qui permettrait au tandem de se recaler davantage vers l'Ouest avant d'aborder
cette zone délicate.
Réponse demain...
A bord de
ces formules 1 des mers, les occupations se suivent et se ressemblent pour
tous les équipages : analyse météo, manoeuvres, navigations,
bricolages...
Pourtant à bord de Temenos, une nouvelle activité a vu le jour...
Alors que sur certains bateaux on sort les poêles à frire au
bruit des poissons volants "atterrissant" malencontreusement sur
le pont de leur bateau, à bord de Temenos c'est une véritable
course contre la montre qui démarre !
"Dés que j'en entends un qui se débat sur le pont, c'est
le branle bas de combat à bord." raconte Michèle. "Je
me dépêche de le retrouver pour vite le remettre à l'eau
!"

Celui ci aura échappé à la vigilance des
skippers de Temenos
Dans l'attente
qu'une solution à leur problème de perte de charge soit trouvée,
les panneaux solaires permettent d'assurer une bonne partie des dépenses
électriques du monocoque. Afin de maintenir optimum leur rendement,
chaque jour il faut les nettoyer afin d'enlever les dépôts de
sel laissés par les embruns incessants.
A chacun
d'un de ces nettoyages, Michèle récupère une poignée
de véritable fleur de sel Jacques Vabre !

La récolte est bonne aujourd'hui ?
Soleil de
plomb, température caniculaire, mer chaude, aux vacations, le même
leitmotiv est sur les lèvres de tous les skippers : "Il fait chaud
!"
A ces latitudes, les alternatives pour trouver le sommeil dans ces habitacles
restreints qui, sous les rayons du soleil, se transforment en véritables
étuves, sont peu nombreuses ; Tentatives de courant d'air à
l'intérieur de la cabine en ouvrant le capot avant, rideaux aux hublots,
petit somme sous le vent à l'ombre de la bôme ou encore dans
le cockpit, Michèle et Dominique avaient semble-t-il exploré
toutes les solutions dans leur quête de fraîcheur. Et si leur
salut aurait pu venir des nuits moins chaudes (sans parler de froides !) plus
propices à la récupération des organismes, c'est justement
durant cette période que les deux skippers privés du rendement
électrique de leurs panneaux solaires doivent se relayer sans cesse
à la barre...
Communiqué
de presse du mercredi 14 novembre 01
A bord de
Temenos, la réparation entreprise la veille par Michèle et Dominique
n'a finalement pas permis de solutionner le problème de surchauffe
de l'alternateur moteur : Ce dernier tombé en panne puis changé
quelques heures après l'escale du monocoque à Madère,
n'est pas en cause. Avant de parvenir à localiser la fuite de charge
récalcitrante, à l'origine du problème, l'équipage
doit restreindre sa consommation énergétique. Il l'avait déjà
dû le faire de façon plus drastique lors de la première
panne dont, cette fois, l'alternateur était à l'origine.
Si les panneaux solaires remplissent parfaitement leur office la journée,
il faut trouver une parade lors des longues nuits rencontrées à
ces longitudes.
"On arrive quand même à faire des petites charges de 20
minutes maximum; L'alternateur devient très vite bouillant alors on
limite ces périodes pour éviter de trop l'endommager. On éteint
les ordinateurs et on n'utilise très peu le pilote. Il fait super chaud,
à bord, c'est ambiance écrevisse et coups de soleil ! On se
relaie à la barre toutes les heures pour ne pas risquer l'insolation"
précisait ce matin Dominique.
Dominique
expliquait la petite déviation de trajectoire de Temenos dans l'Est
par un envoi tardif du spinnaker : "On est resté sous gennaker,
un peu lofant pour garder de la vitesse et ça nous a vite décalé
vers l'est. Depuis le milieu de matinée, on est sous spi, le bateau
a une bonne vitesse et on redresse notre trajectoire."
Aujourd'hui encore, le régime d'alizés de Nord-Est affichait
quelques faiblesses, mais permettait néanmoins aux monocoques de descendre
Sud-Ouest où assez rapidement ils devraient rencontrer sur leur route,
le redouté Pot Au Noir.
Toujours 6ème au classement de 14 h 00, Temenos progressait à
11,3 noeuds ; Il était alors un des bateaux les plus rapides de la
flotte.
http://www.jacques-vabre.com
Retrouvez
les photos des premières navigations de Temenos dans la banque d'images
du site