Vous en avez
peut-être entendu parlé dernièrement dans la presse, le Temenos
"nouveau cru" est arrivé!
L'été
indien qui régnait à Cherbourg fin septembre a permis à toute
la fine équipe de tester Temenos dans sa nouvelle configuration. Ces premiers
bords ont pris des allures de récompense pour le team à pied d'uvre
depuis prés de 3 mois.
L'anxiété et la fébrilité qui devaient habiter nos
2 skippers en larguant les amarres ce jour là, n'auront résisté
que le temps de la sortie du port. Les voiles tout juste hissées, la satisfaction
et l'enthousiasme général se sont très vite emparés
de l'équipage. La vélocité de Temenos dans le petit temps
et son gain notable de cap au prés ont visiblement réjoui Dominique
et Michèle, tour à tour à la barre du monocoque.
Visiblement ce jour-là, la morosité n'avait pas sa place à
bord de Temenos
Dans la rade
de Cherbourg ce jour là Temenos était le plus rapide, à part
peut-être


Après
une longue période de chantier, les premières navigations sont primordiales;
Avant même de pouvoir tester les réactions du bateau, elles sont
l'occasion de surveiller attentivement la mise en place et le travail des nouveaux
matériaux, et d'effectuer de nombreuses vérifications.
Le nouveau
jeu de voiles est passé au crible et la grand-voile arrisée (1er,
2ème et 3ème ris
)

Dominique hisse la grand-voile
après avoir relâché un ris
Une voile
de cape (petite voile utilisée dans le très gros temps en cas d'avarie
sérieuse de la voile principale) doit encore venir compléter l'armement
du 60 pieds comme le précise le règlement de course. Jusqu'à
présent, la surface importante de l'ancien mât-aile (18 mètres
carrés) en avait dispensé Dominique lors de ses précédentes
participations à la transat anglaise et au Vendée Globe.
Le gréement
dormant tout PBO (fibres textiles) qui équipe l'espar, s'il présente
l'avantage d'être plus léger que les gréements en rode (câble),
requiert en revanche une période de mise au point plus longue. En mer,
ce dernier est constamment sous la surveillance de Dominique et Michèle
qui multiplient les allers-retours en pied de mât ; Les forces exercées
sur le gréement en navigation (jusqu'à plusieurs dizaines de tonnes)
ne doivent jamais entraver la rectitude du tube; Si c'était le cas, les
dommages causés pourraient s'avérer très graves et irrémédiables;
L'arrivée du nouveau gréement a compliqué le plan de pont
et les manuvres requièrent toute la vigilance des 2 co-skippers habitués
depuis plus de 2 ans à la simplicité du mât-aile.

Une vérification des barres de flèche aux allures de voltige aérienne
pour Michèle !

Pierre François met du cur à l'ouvrage
Après
cette journée bien remplie, il est temps de rentrer. Ce soir là,
Michèle, Dominique, Pierre-François, Jeff et Pascal ont dû
bien vite trouver le sommeil !

Pascal, des chantiers JMV venu en "guest star" à bord de Temenos
Depuis l'automne
a repris ses droits et les dépressions océaniques balayent régulièrement
la presqu'île du Cotentin. Ces conditions météo ne devraient
pas empêcher le tandem de continuer ses entraînements en double jusqu'au
25 octobre prochain, date à laquelle tous les participants de la transat
Jacques Vabre devront être arrivés au Havre.
Retrouvez
les photos des premières navigations de Temenos dans la banque d'images
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