Arrivés
à Cherbourg au terme d'un convoyage aux allures de record, les deux
co-skippers de Temenos ont fait leur entrée dans le bassin Paul Vatine,
mercredi dernier. En quittant le port de Cherbourg tôt le matin, les
2 co-skippers avaient estimé leur arrivée au Havre, au mieux
en milieu d'après midi. Mais c'était sans compter sur le vent
de sud-ouest de 25 - 30 nuds qui soufflait ce jour là.
Lancé à pleine vitesse au largue serré, Temenos surplombé
par un soleil radieux a "englouti" les 78 milles qui le séparaient
du Havre en seulement 4h30.
En avance sur leur tableau
de marche, Michèle et Dominique, partis seuls pour ce convoyage grisant,
ont dû patienter plusieurs heures devant l'écluse du Havre avant
de voir le sas s'ouvrir
Depuis samedi 27 octobre,
les 33 bateaux inscrits (4 se sont désistés en dernière
minute), ornent le bassin Paul Vatine.

Un véritable étal de 60 pieds derniers cris !
A chacun de ces rassemblements,
tous les skippers découvrent les modifications intervenues sur chacun
des bateaux concurrents, tous les monocoques de 60 pieds évoluant dans
des ports d'attache différents. Dans ce contexte, les petits regards
empreints de curiosité sont nombreux sur les pontons !
Roland Jourdain dont le
60 pieds a été équipé d'un nouveau mât à
la suite de son démâtage lors de la course de l'EDS, a opté
pour des focs en Cuben Fiber dont Dominique, malgré l'incrédulité
de ses pairs, fut le pionnier à l'occasion du dernier Vendée
Globe.
D'autres comme Mark Turner ou Mike Golding se sont concentrés sur la
partie invisible de l'iceberg, la quille.
Mais s'il en est un qui a largement crée la surprise, c'est bien Temenos
et son mât flambant neuf qui surplombe l'ensemble des gréements
de la flotte des monocoques; (Contrairement à la quille ou encore à
la coque, la hauteur du mât ne fait l'objet d'aucune restriction dès
l'instant où le bateau équipé de son espar, passe avec
succès les tests de jauge fixés par la classe Imoca)
Le tirant d'air et le
plan de voilure accrus, Temenos devient l'un des bateaux les plus pointus
de la flotte des monocoques.
Côté préparatifs,
seuls des petits travaux d'entretien entrecoupés d'interviews occupent
encore l'équipe.

Dominique et Michèle sous le regard de la caméra d'Éric
de la TSR

Des rouleaux d'insigna (tissu encollé servant à réparer
les voiles en cas de déchirure
ou à les protéger des frottements importants au niveau des barres
de flèches et des chandeliers)
sont embarqués pour la transat
Quelques petites navigations
sont venues agrémenter cette semaine de bricolage.

Larguez les Amarres !!

Le double à bord de Temenos, ce n'était visiblement pas encore
pour ce jour-là !
La sérénité
qui règne sur l'ensemble de la flotte tranche avec l'agitation fébrile
du dernier Vendée Globe.
A cela plusieurs raisons, explique Dominique :
"La course se déroule en Atlantique sur une vingtaine de jour.
C'est moins une course de gestionnaire que le Vendée. Pourtant, en
solo dans un contexte similaire, comme lors de la solitaire du Figaro, la
tension est entière
Le double enlève le stress et la charge
émotionnelle du départ."
La météo
particulièrement clémente, annoncée pour le départ
devrait pérenniser cet état d'esprit jusqu'au 3 novembre prochain,
date à laquelle Temenos à 12 h 50 prendra son envol en direction
du Brésil
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