Handicap International
" Pour une Terre sans mines "
dans la course
avec Dominique Wavre

http://www.handicap-international.org/


Mesdames, Messieurs,

Pour la première fois dans l'Histoire, l'émotion provoquée au sein de la population civile mondiale par l'utilisation massive d'une arme de guerre, a débouché sur la signature d'une Convention internationale d'interdiction de cette arme, pourtant présente dans les arsenaux de pratiquement tous les Etats. Des représentants de la société civile ont reçu, en 1997, le Prix Nobel de la Paix pour cet engagement.
Depuis décembre 1997, 137 pays ont signé la Convention d'interdiction des mines antipersonnel, et 94 l'ont ratifiée !

Handicap International est co-fondatrice, avec 5 autres ONG, de la Campagne internationale pour l'interdiction des mines antipersonnel, prix Nobel de la Paix.

Le rôle de la société civile reste prédominant dans la mise en œuvre de la Convention. Elle doit obtenir que les bonnes intentions exprimées par les Etats lors de la signature de cette Convention soient suivies de mesures concrètes. Il reste en effet encore beaucoup à faire jusqu'à ce que les populations affectées par les mines soit débarrassées de cette menace, et que leurs besoins et droits de réparation soient pris en compte.

La proposition de Dominique Wavre, de l'Union Bancaire Privée et de Interoute, de mettre gratuitement à disposition de Handicap International un support de communication pour notre campagne " Pour une Terre sans mines ", est donc particulièrement bienvenue.

D'autant plus que cet automne, se tiendra à Genève, la deuxième Conférence des Etats Parties à la Convention. De nombreux Etats insistent sur le fait que la Convention d'interdiction à besoin d'être activement soutenus. Dans ce contexte, Handicap International continue de jouer son rôle de sensibilisation sur la nécessité de mettre en place rapidement des mesures concrètes dans la lutte contre les mines antipersonnel.

A côté des actions de sensibilisation, Handicap International mène son combat contre les mines sur le terrain, par des programmes de déminage, de prévention d'accidents par mines, d'appareillage et de réinsertion socio-économique.

  1. Handicap International
    Handicap International fut fondée en 1982 par des médecins engagés depuis 2 ans sur la frontière cambodgienne auprès de la population cambodgienne qui s'était réfugiée en Thaïlande au moment de la chute de Pol Pot. Face aux milliers d'amputés par mines qui croupissaient dans les camps de réfugiés, l'aide humanitaire internationale ne proposait pas de réponses adaptées. Les fondateurs de Handicap International ont choisi d'apporter à long terme des solutions locales, efficaces et de qualité, notamment en privilégiant la formation des employés locaux et le recours aux matières premières disponibles sur place.

    1. La mission de Handicap International
      Au bout de près de 20 ans d'engagement, la mission de Handicap International s'est élargie. L'organisation intervient à travers quelque 160 programmes dans 45 pays en voie de développement, auprès des populations particulièrement vulnérables et des personnes vivant avec un handicap, quel qu'il soit.

      Il s'agit de développer, sur le long terme, les conditions qui permettent à ces populations de reprendre le cours de leur vie, de " vivre à nouveau debout ". Il s'agit également de développer les capacités des communautés locales à prendre en charge les plus vulnérables.

  2. Pour une Terre sans mines
    Où en sommes-nous dans notre combat " pour une Terre sans mines " ?
    Entrée en vigueur en mars 1999, la Convention d'interdiction complète des mines antipersonnel est donc signée aujourd'hui par 137 Etats et ratifiée par 94.


    1. Les progrès
      Les ventes de mines ont diminué dans le monde, ainsi que le nombre de victimes dans certains des pays les plus touchés par la présence de ces armes. Plus de 14 millions de mines stockées ont été détruits ; 38 pays anciens producteurs ont signé le traité d'interdiction ; les fonds consacrés à l'action antimines ont augmentés.

      Les Etats signataires de la Convention ont constitué cinq comités d'experts, qui travaillent depuis septembre 99, à Genève, sur tous les aspect de la mise en œuvre pratique du Traité d'interdiction, l'assistance aux victime, le déminage, la destruction des stocks notamment.

    2. Ce qu'il reste à faire
      Toutefois, les plus gros producteurs de mines dans le monde, notamment les Etats-Unis, la Russie et la Chine, n'ont pas encore signé la Convention d'interdiction ; de même que la Birmanie, l'Inde, les deux Corées, la Turquie, l'Iran, le Pakistan, Cuba, l'Irak, le Vietnam, l'Egypte, Singapour et la Fédération de Yougoslavie, qui sont tous producteurs.

      On estime aujourd'hui à 250 millions le nombre de mines antipersonnel encore stockées dans le monde.

      L'estimation d'une victime de mine toutes les 20 minutes reste valable.

      De nouvelles mines sont posées dans les pays en guerre.

  3. Les objectifs de la Campagne " Pour une Terre sans mines "
    1. Universalisation de la Convention
      L'universalisation de la Convention reste un objectif prioritaire. Plus d'une cinquantaine de pays n'ont pas encore signé la Convention, et nous attendons encore 43 ratifications de pays signataires.

    2. Accélération du déminage
      Bon nombre de zones prioritaires peuvent être déminées d'ici une dizaine d'années. Il faut pour cela que l'on donne les moyens nécessaires et appropriés aux programmes de déminage pour travailler sur ces zones. Actuellement, les programmes de déminage souffrent beaucoup trop de l'insécurité de leur financement. Des financements à long termes sont indispensables, afin de pouvoir développer les capacités en personnel et en moyens technique nécessaires à ces tâches.

    3. Développement de l'aide aux populations victimes des mines
      Le développement de réponses appropriées pour des populations victimes de mines doit être soutenu, sur le long terme, par les Etats Parties de la Convention. Par ailleurs, il faut que les gouvernements des pays affectés par les mines développent, avec les ONG spécialisées, des objectifs clairs et transparents pour l'aide à leur population frappée par les mines.

  4. Sport et humanitaire
    Nous sommes très heureux de participer, avec Winds of Hope et Terre des hommes, dans ce partenariat qui met du sport dans nos engagements humanitaires, et des priorités humanitaires dans ce magnifique défis sportif.

  5. Merci
    Au nom de tous les collaborateurs de Handicap International, je tiens à remercier très chaleureusement :

Le skipper Dominique Wavre,
pour sa généreuse initiative d'associer ses exploits sportifs au soutien du combat civil en faveur d'une Terre sans mines. Tous nos vœux l'accompagnent dans la Transat en solitaire et dans la Fasnet, puis dans son aventure de plusieurs mois autour de la planète dans le Vendée Globe 2000.

Les sponsors, l'Union Bancaire Privée et Interoute,
qui nous ont contacté et nous ont proposé la mise à disposition, à titre gracieux, d'un espace exclusif sur le génois, pour notre logo " Pour une Terre sans mines ". Cet espace nous est entièrement offert, y compris les frais d'habillage de la voile.
Grâce à de telles initiatives, notre organisation peut continuer à sensibiliser l'opinion publique internationale, et soutenir les Etats dans leur recherche de solutions concrètes dans la lutte contre les mines antipersonnel.


Paul VERMEULEN
Directeur
Handicap International - Suisse
Tél. : 079 250 74 86

 

webdesigned & maintained by In Verso
last update: