Vendredi 15 Février 2008
Une nuit d’enfer !
Dernier arc en ciel en Atlantique il y a deux jours de ça![]() |
A bord de Temenos II on ne comptait plus les cargos, les virements de bord, les bourrasques de vent et les vagues abruptes. Cette dernière nuit a été véritablement éreintante et les deux co-skippers avaient accueilli avec un immense soulagement la petite accalmie matinale. Quelques heures passées dans moins de 10 nœuds, le temps de remettre un peu d’ordre dans le bateau et l’occasion d’une très courte sieste après ces deux nuits passées sans sommeil, et le vent remontait déjà en fin de matinée.
Au près dans une vingtaine de nœuds, la situation n’avait rien de comparable avec l’enfer de la nuit dernière, la mer s’était assagie et le bateau suivait un bon cap, autant de raisons de réjouir Michèle qui lançait : « c’est au-delà de nos espérances. Le routage nous prévoyait de devoir tirer des bords tout au long de la journée mais pour l’instant ce vent nous permet de faire quasiment la route directe. »
Même si la fatigue accumulée est présente, c’est le soulagement et la bonne humeur qui l’emportaient à bord de Temenos II aujourd’hui. « On est contents d’être sortis de là sans dommage, à part le chariot de latte de grand-voile tout a bien tenu à bord. La mer était vraiment très difficile, dans les rafales le vent est monté jusqu’à 38 nœuds. Quand on descendait vers le Sud il y avait moins de vent et la mer stoppait le bateau, et quand on tirait le bord vers la Nord le vent accélérait et on devait remettre le tourmentin. Les transitions étaient rapides, on a dû enchaîner les virements de bord et les manœuvres toute la nuit. Ca mouillait énormément sur le pont, on a même dû ressortir le casque pour barrer. C’est très stressant d’avoir ces cargos tout autour, certains sont passés à quelques centaines de mètres de nous seulement.
On a déjà eu l’occasion de passer Gibraltar dans des conditions similaires mais ce n’était pas après un tour du monde.
On a encore rien dormi de la nuit, ce matin le vent est bien tombé au passage d’une petite bulle, j’en ai profité pour aller me coucher un peu et quand Dominique a viré de bord je n’ai rien entendu du tout, et pourtant entre l’alarme de la quille qui bascule et les winchs qui résonnent ça fait un bruit infernal à l’intérieur du bateau. C’est comme si l’inconscient disait non, je ne me réveillerais pas !
Entre les cargos, les rafales de vent, le courant et la mer casse bateau c’est sûrement un des pires endroits du parcours. C’est souvent le cas pour tous les détroits, déjà au niveau de celui de Cook en arrivant en Nouvelle-Zélande on avait eu jusqu’à 40 nœuds.
Il y a encore une belle houle résiduelle mais ce n’est rien en comparaison de ce que l’on a eu. Ce soir le vent pourrait monter d’un petit cran, ce qui est sur c’est que l’on n’enlève pas les bosses de ris ! On va faire un grand tour de pont aujourd’hui pour bien contrôler le bateau, et essayer de se reposer un peu, enfin entre deux virements de bords ! (rires). Si tout se passe bien on pourrait arriver dimanche en fin de journée à Barcelone. »
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Une concentration impressionnante de cargos |
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Le premier d'une très longue série |
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Le spéctacle désolant d'un sac poubelle flottant sur l'eau |
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Ecoutez Dominique à la vacation du jour (first part in french - second in english)
www.dominiquewavre.com/p/fr/multimedia/video/150208/index.php
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Classement 13h00
| Rg | Nom | Dist Arr | Lat | Long | Vit moy |
| Rk | Boat | Dist to finish | Lat | Long | Average speed |
| 1 | PAPREC-VIRBAC 2 | ||||
| 2 | HUGO BOSS | ||||
| 3 | TEMENOS 2 | 441,7 | 36 14.47' N | 3 52.40' W | 10 |
| 4 | MUTUA MADRILENA | 614,7 | 35 12.95' N | 7 09.68' W | 10,5 |
| 5 | EDUCACION SIN FRONTERAS | 2202,2 | 18 21.57' N | 29 59.77' W | 5,4 |




