Lundi 17 décembre 2007

 

 

Des problèmes de quille obligent Temenos II à faire escale

 

Premier lever de soleil depuis bien longtemps à bord de Temenos II
Temenos

© PARET

Il y a une dizaine de jours environ, Michèle et Dominique relevaient l’apparition d’un point de rouille sur la quille à l’occasion d’un tour de contrôle de leur monocoque. Apparu juste au dessus de l’axe de quille, zone où les contraintes mécaniques sont maximales, cette découverte était immédiatement prise très au sérieux par le tandem. Devant l’aggravation du phénomène de corrosion constaté au fil des jours, les deux co-skippers doivent se résoudre à faire escale, aucune réparation ne pouvant être envisagée sans sortir le bateau de l’eau.

 

 Joint ce matin Dominique expliquait : « nous avons attendu de voir comment évoluait ce point de rouille avant de prendre une décision mais il s'aggrave de jour en jour et ne nous laisse pas d’autres choix. Ce travail de sape se situe en dessous du niveau de la flottaison et exclut toutes réparations en mer. L’ingénieur qui a dessiné la quille du bateau nous incite à la plus grande prudence, le trou qui se creuse affaiblit la structure de la quille et diminue donc lentement sa résistance à la casse. Nous naviguons depuis quelques jours déjà sur le mode prudent afin de diminuer les efforts trop violents pour la quille et d’éviter de trop la solliciter mais nous sommes malheureusement contraints d’envisager de faire escale en Nouvelle-Zélande pour pouvoir réparer. On ne peut pas prévoir de quelle façon cela peut évoluer, il nous reste une quinzaine de jours de mer encore durant lesquels on va surveiller de très près l’évolution. L'aggravation du phénomène de corrosion peut conduire à la casse de la partie haute de la quille et à une perte de contrôle de la stabilité du bateau. »

 

Au beau milieu de l’océan Pacifique, loin de toutes terres d’accueil, difficile d’envisager une escale et a fortiori une réparation à court terme. Désireux de rester en course, une escale à Wellington, prochaine marque du parcours tombait sous le sens pour le tandem. Reste que la route est encore longue avant d’atteindre le détroit de Cook. D’ici-là les deux co-skippers devront naviguer avec cette épée de Damoclès pointée au dessus de leur tête, et adapter leur façon de mener le bateau. En remontant au Nord, le tandem espère s’être préservé du plus fort du coup de vent annoncé d’ici 2 à 3 jours.

« Il ne faut pas trop traîner dans le coin, d’ici 2 jours on attend un front, les vents devraient être un peu moins virulents dans le Nord, il sera ensuite suivi par une grosse dépression qui arrive par le Sud. En conservant une route Nord on devrait éviter les vents les plus forts, mais sans être complètement à l’abri, le front va balayer l’océan Indien quasiment du Nord au Sud, il n’y a pas vraiment moyen d’y échapper. On devra délester le bateau et éviter de lui faire développer sa pleine puissance. Concrètement on va diminuer la toile, prendre les ris plus rapidement qu’en temps normal, mais c’est important aussi de garder de la vitesse pour pouvoir passer les vagues. »

 

La déception était perceptible dans la voix du skipper. La réparation, si toutefois elle est peut-être envisagée, demandera d’importants moyens techniques et humains et devrait pénaliser le monocoque au-delà de la pénalité de 48 heures fixée par l’avis de course. Mais pour l’heure, l’unique priorité de Michèle et Dominique est de préserver et ramener leur Temenos II à bon port.

 

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Classement 09:00

 

Rg Nom Ecart Lat Long Vit moy
Rk Boat Dist to lead Lat Long Average speed
1 PAPREC-VIRBAC 2 0,0 49 02.27' S 102 11.75' E 14,7
2 HUGO BOSS 154,5 49 31.60' S 98 16.36' E 14
3 VEOLIA ENVIRONNEMENT 878,8 48 41.09' S 79 38.68' E 17,2
4 TEMENOS 2 1209,3 50 53.55' S 70 43.37' E 13,4
5 MUTUA MADRILENA 1967,5 51 45.32' S 49 49.56' E 16,6
6 EDUCACION SIN FRONTERAS 2668,5 48 46.50' S 32 02.14' E 17,4
ABD ESTRELLA DAMM        
ABD DELTA DORE        
ABD PRB