Samedi 29 décembre 2007

 

 

L’escale néo-zélandaise de Temenos II se concrétise

 

Michèle et Dominique
Temenos

© BLEUE SALEE

Ce dernier coup de vent aura eu l’avantage de rapprocher Wellington de l’étrave de Temenos II à bonne vitesse. Pour la première fois l’escale néo-zélandaise se concrétisait vraiment pour Michèle et Dominique. Comme prévu par les modèles météo, petit à petit le vent faiblit sur la zone, le flux abandonne le monocoque, mais la mer qui a particulièrement malmené le tandem depuis l’arrivée du front, elle, restait encore bien formée comme le racontait Michèle dans son message du jour.


 "Ces dernières 24 heures en compagnie du front ont été dures, reaching trop serré, mer très formée et croisée, dans ces conditions le bateau va vite mais c’est laborieux, nos corps sont soumis à rude épreuve, ce rythme est fatiguant même le sommeil dans la bannette est rendu pénible, tu te réveilles presque fatigué par cette tranche de "sommeil bondissant et grinçant".
Tout devient difficile, y compris les choses anodines du quotidien. Inimaginable de remplir sa mug de café par exemple, les repas chauds se transforment en barres énergétiques et nous évitons de nous déshabiller pour dormir, le risque de se faire projeter violement à travers le bateau et les efforts que cela représente n'en valent pas la peine.

La consolation de tout ça, c'est qu'au moins la moyenne a été élevée, et à 600 milles environ de Wellington, l’escale en Nouvelle-Zélande devient pour la première fois concrète à mes yeux.


Temenos II a passé magnifiquement ce coup de vent, nous sommes restés prudents, prenant soin de notre appendice "rouillé"  comme nous l'avons fait tous ces jours derniers. Pas facile de trouver le juste milieu, ni trop, ni trop peu, mais le bateau depuis tous ces milles parcourus ensemble, nous parle et sait nous faire comprendre quand il est à l'aise.


Plus que 20 noeuds ce matin, encore quelques molles rafales furtives, par contre une mer courte et formée qui va sans doute mettre plus longtemps à se calmer que le vent. Le bateau est toujours très ballotté et nous avec ! Nous devrions arriver au niveau de l'île Sud avec l'arrière mollissant de ce front puis tomber dans du petit temps qui va nous accompagner jusqu’à l’entrée du détroit de Cook.


Nous avons remis l'active-écho en fonction, pour l'instant il est resté muet, mais la proximité des terres, nous annonce la présence probable de navires. Il va falloir réapprendre à ne plus seulement regarder en l'air les réglages des voiles ou les oiseaux, mais aussi devant nous ! C'est tout de même incroyable de naviguer des jours et des jours, sans visibilité, en surfant à des vitesses folles, sans se préoccuper plus que ça de regarder devant l'étrave du bateau, sauf bien sûr dans les zones de glaces…


Ca secoue toujours beaucoup ici et j'ai dû à peu près taper sur toutes les touches de mon clavier (pas toujours volontairement !) Je remercie la bonne âme qui aura corrigé toutes ces fautes de frappe et qui j'espère rendra mon texte compréhensible…

A bientôt
Michèle"

 

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Classement 13h00

 

Rg Nom Ecart Lat Long Vit moy
Rk Boat Dist to lead Lat Long Average speed
1 PAPREC-VIRBAC 2 0,0 51 46.41' S 166 24.97' W 15,4
2 HUGO BOSS 913,7 42 20.36' S 175 09.50' E 8,3
3 TEMENOS 2 1553,5 44 20.65' S 163 19.57' E 15,6
4 MUTUA MADRILENA 2029,7 45 34.93' S 151 49.58' E 10,8
5 EDUCACION SIN FRONTERAS 3034,9 49 13.92' S 127 36.89' E 19,8